Nathalie Ergino : programmation

Pauline Créteur : recherches
laboratoire@i-ac.eu

Elli Humbert : coordination
assistée de Lucile Brun
T/ +33 (0)4 78 03 47 02
e.humbert@i-ac.eu

Corinne Guerci : éditions et documentation
assistée de Mariette Lanne
T/ +33 (0)4 78 03 47 08
c.guerci@i-ac.eu 

INSTITUT D'ART CONTEMPORAIN

11 Rue du Docteur Dolard 69100 Villeurbanne
T / +33 (0)4 78 03 47 00
F / +33 (0)4 78 03 47 09
Visiter www.i-ac.eu

Initiatrices

Nathalie Ergino

Nathalie Ergino dirige depuis 2006 l’Institut d’art contemporain, Villeurbanne/Rhône-Alpes, issu de la fusion du centre d’art le Nouveau Musée et du Frac Rhône-Alpes en 1998. Elle développe in situ une programmation d’expositions personnelles d’artistes de renommée internationale (Jef Geys, Joachim Koester, Anthony McCall, Matt Mullican, Hans Schabus, Jason Dodge, Katinka Bock, Daniel Steegmann Mangrané…), combinée à des expositions collectives d’envergure (Fabricateurs d’espaces, 9 evenings, Yes we don’t, 1966-79, 2006Immersions2016…).

Elle affirme le principe de la création comme moteur de la collection, notamment par le soutien à la jeune création à la fois en région (Galeries Nomades) et à l’international (Rendez-vous, Plateforme internationale dédiée à la jeune création) et par l’enrichissement constant de la collection de l’IAC, présentée in situ à un rythme biennal. Dans le même temps, elle mène un travail de valorisation de la collection ex situ par des expositions thématiques (Transformations, Collection IAC par Vincent Lamouroux à l’Hôtel de la Région Rhône-Alpes, De l'immersion à l'osmose : Chaosmose #2 au Château de Rentilly), transhistoriques (Locus Oculi au Château de la Bâtie d’Urfé) ou encore personnelles (Ann Veronica Janssens au Château des Adhémar).

Dès son arrivée, Nathalie Ergino a instauré une programmation de « Rendez-vous satellites », et renouvelé la politique éditoriale de la structure avec la collection « IAC » aux Presses du Réel. En 2009, elle a créé l’association des Amis de l’IAC et l’e-studio, dispositif pour les étudiant·e·s de toutes disciplines confondues. Elle est également à l’origine du Laboratoire espace cerveau, projet interdisciplinaire lancé en 2009 avec l’artiste Ann Veronica Janssens, qui se propose d’interroger, à partir du champ des expérimentations artistiques, les recherches pratiques et théoriques permettant de lier espace et cerveau.

Nathalie Ergino co-fonde en 2007 la revue zeroquatre avec Yves Robert et Olivier Vadrot ; également l’association Documents d’artistes Rhône-Alpes (aujourd'hui Documents d'artistes Auvergne-Rhône-Alpes) en 2008 avec la Région.

Avant de rejoindre l’IAC, elle est directrice du [mac] musée d’art contemporain de Marseille de 2001 à 2005, période au cours de laquelle se succèdent de grandes expositions monographiques (Jimmie Durham, Rodney Graham, Carsten Höller…) ou collectives (Subréel…), et de nombreuses acquisitions, ainsi que des expositions prospectives, les [mac] room, (Bruno Peinado, Nicolas Moulin…).

Auparavant, elle dirige à partir de 1994 le Collège/Frac Champagne-Ardenne où, parallèlement à de nombreuses expositions et acquisitions (Saâdane Afif, John Bock, Chris Burden, François Curlet, Robert Filliou, Jef Geys, Raymond Hains, Mona Hatoum, Laurent Montaron, Philippe Ramette, Franz West, Maisons-Cerveaux…), elle initie la première association d’amis de Frac ainsi qu’un club d’entreprises-partenaires.

En tant que présidente de l’Association Nationale des Frac de 1996 à 1999, Nathalie Ergino est co-fondatrice, avec les directeurs de centres d’art (DCA) et les directeurs d’écoles d’art (ANDEA), du CIPAC/Congrès interprofessionnel de l’art contemporain.

Elle a été membre de la Commission d’acquisitions du FNAC/Fonds National d’art contemporain (1996-1999), de la commission Étant donnés/Fonds Franco-américain pour l’art contemporain (2000-2002), du Comité de réflexion et d’orientation de l’AFAA/Association française d’action artistique (2000-2003), enfin du Conseil Professionnel pour les arts visuels de CulturesFrance de 2007 à 2009.

En 1986, elle a collaboré à la création de la revue Artstudio, dont elle devient la rédactrice en chef-adjointe. De 1989 à 1991, elle est conservatrice du Carré d’art, musée d’art contemporain de Nîmes, chargée des expositions. Parallèlement à ces commissariats (Robert Filliou, Richard Baquié…), Nathalie Ergino poursuit une activité éditoriale et critique en collaboration à diverses publications et en participant à la création de la revue Documents sur l’art, avec, entre autres, Nicolas Bourriaud, Éric Troncy et Jean-Yves Jouannais.

 

 

Ann Veronica Janssens

Ann Veronica Janssens est artiste, enseignante aux Beaux-Arts de Paris depuis 2012, au département des pratiques artistiques. Elle vit et travaille à Bruxelles. Elle a été professeure de sculpture à l’Erg et conférencière à La Cambre. Le travail d’Ann Veronica Janssens est montré sur la scène internationale depuis le début des années 1990. Elle a représenté la Belgique (avec Michel François) à la 48e Biennale de Venise en 1999 et exposé dans de nombreuses institutions, notamment en France, en Belgique, en Allemagne ainsi qu’aux États-Unis.

Ann Veronica Janssens développe depuis la fin des années 70 une œuvre expérimentale qui privilégie les installations in situ et l’emploi de matériaux volontairement très simples, voire pauvres (bois aggloméré, verre, béton) ou encore immatériels, comme la lumière, le son ou le brouillard artificiel. À travers des interventions dans l’espace urbain ou muséal, l’artiste explore la relation du corps à l’espace, en confrontant le·la spectateur·trice (voire en l’immergeant) à des environnements ou dispositifs qui provoquent une expérience directe, physique, sensorielle, de l’architecture et du lieu, et qui renouvellent à chaque fois et pour chacun l’acte de perception. Les premiers travaux d’Ann Veronica Janssens étaient – c’est ainsi que l’artiste les nomme – des “super spaces » : « des extensions spatiales d’architectures existantes », « des endroits pour capturer la lumière, le ciment et des caisses en verre, des espaces conçus comme des tremplins vers le vide » (in Ann Veronica Janssens, Musée d’art contemporain de Marseille, 2004). Un vide que l’artiste voulait « mettre en mouvement, lui conférant une sorte de temporalité ». Dans cette réflexion sur le vide et à travers des installations minimalistes, les œuvres de l’artiste ont pour objectif de déstabiliser les habitudes perceptives, de fluidifier ou densifier la perception, en jouant avec la matérialité, grâce à la lumière. Les recherches d’Ann Veronica Janssens ont ainsi, au cours du temps, conduit l’artiste à expérimenter diverses modalités plastiques propres à perturber la perception : du miroitement des surfaces aux couleurs mouvantes de matériaux chimiquement sensibles à la lumière, en passant par les mélanges instables de matières et les effets hypnotiques de séquences lumineuses alternées. Pour l’exposition Collection(s) 08 (8 février – 13 avril 2008), l’Institut d’art contemporain a invité Ann Veronica Janssens à recréer son Cabinet (en croissance) ou laboratoire pour ce que l’artiste nomme des « essais », depuis les projets jusqu’aux œuvres finalisées, des maquettes aux expérimentations. Les travaux présentés dans cette salle expérimentale ont cristallisé une donnée fondamentale de la démarche d’Ann Veronica Janssens : le temps qui s’écoule durant l’expérience du·de la spectateur·trice participe de la sculpture, de même que l’espace tout entier qui accueille l’œuvre (exemple : Blue, Red and Yellow, 2001, sculpture-matrice des futurs environnements à brouillard coloré). Avec les œuvres d’Ann Veronica Janssens, le·la spectateur·trice est confronté·e à la perception de « l’insaisissable » et à une expérience sensorielle où il franchit le seuil de la vision claire et maîtrisée, où il·elle perd le contrôle de ses sens. Même s’ils induisent aussi des expériences physiologiques, les travaux d’Ann Veronica Janssens se distinguent de l’art optique des années 1950-60 et ne reposent pas sur des effets formels à décoder. S’il y a du spectaculaire chez elle, c’est celui d’une déconstruction de l’objet, « au-delà du miroir », au sens où le·la spectateur·trice est ramené·e de façon tout à fait fondamentale à son corps et à ses émotions perceptives profondes, à une expérience active de la perte de contrôle, de l’instabilité, qu’elle soit visuelle, physique, temporelle ou psychologique. L’usage du brouillard artificiel va dans ce sens et les œuvres qui l’utilisent plongent le·la spectateur·trice dans une situation où la perte de repères ouvre un espace imaginaire, vide de matière, où le corps bascule hors du temps et de l’espace.

Série d'entretiens avec Ann Veronica Janssens, réalisés dans le cadre de l'exposition HOT PINK TURQUOISE au Musée d'art moderne Louisiana de Humlebæk (Danemark), du 23 janvier au 17 mai 2020 :

https://channel.louisiana.dk/series/ann-veronica-janssens-the-art-of-physics

Participant·e·s entre 2009 - 2014

Élisa Brune

Née en 1966 à Bruxelles (Belgique), décédée en 2018 à Bruxelles (Belgique).
Ingénieure commerciale et docteure en sciences de l’environnement. Elle a travaillé en entreprise et dans la recherche scientifique avant de se consacrer à l’écriture. Elle s'est partagée entre écriture romanesque et journalisme scientifique – ses articles sont parus dans La Recherche, Ciel et Espace, Sciences et Avenir, Sciences Humaines. Parmi ses derniers ouvrages, on peut citer les essais Le secret des femmes, voyage au cœur du plaisir et de la jouissance (avec Yves Ferroul, Odile Jacob, Paris, 2010), Bonnes nouvelles des étoiles (avec Jean-Pierre Luminet, Odile Jacob, Paris, 2009) et le roman Un homme est une rose (Ramsay, Paris, 2005). En 2016, elle a participé au forum « L'année vue par les sciences », organisé par France Culture.

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Arnauld Pierre

Professeur en histoire de l’art contemporain à l’Université de Paris IV-Sorbonne. Son domaine de recherche englobe les sources et l’imaginaire de la modernité considérée dans le champ élargi de la culture scientifique et visuelle, des utopies du langage et des formes de la perception. Ces thématiques sont ancrées dans trois moments historiques privilégiés : l’ère des avant-gardes et le passage à l’abstraction, l’après-guerre et l’art optico-cinétique. Il a en outre assuré le commissariat des expositions L'Œil moteur. Art optique et cinétique 1950-1975 au Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg en 2005, Cosmos. En busca des los origenes, de Kupka a Kubrick au TEA de Santa Cruz de Tenerife en 2008 et Disques et sémaphores. Le langage du signal dans l’œuvre de Fernand Léger et ses contemporains au Musée national Fernand Léger de Biot en 2010. Il est notamment l'auteur de Futur antérieur. Art contemporain et rétrocipation (Éditions M19, 2012) et de Vers la science de l’art, L’esthétique scientifique en France 1857-1937 (Presses de l’Université Paris-Sorbonne, 2013).

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Yann Chateigné

Né en 1977, vit et travaille à Genève (Suisse).
Critique d'art, commissaire d'expositions, et professeur d’histoire et théorie de l’art et chercheur à la HEAD (Haute école d’art et de design), Genève. Il a été responsable entre 2009 et 2017 du Département Arts visuels à la HEAD, et co-directeur de la résidence d’artistes Fieldwork: Marfa. Il a co-organisé en 2014 la Biennale de l'Image en Mouvement à Genève, avec Andrea Bellini et Hans Ulrich Obrist. Il écrit pour de nombreuses revues, telles qu'Artforum, Frieze, Art Press, Kaleidoscope, Spike, ou Mousse, ainsi que dans le cadre d’ouvrages thématiques (L’expérience de l’exposition, HEAD, Genève, 2019) et monographiques (avec Rodrigo Ortiz Monasterio, Joachim Koester: Maybe Someone Must Begin with some Particular Places, Guayaba Press, Mexico, 2016).

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Pascal Pique

Né en 1965 à Beaune (France).
Commissaire d’exposition, historien de l’art et critique. Ancien directeur du Frac Midi-Pyrénées de 2007 à 2012, il a organisé l'exposition NeoFutur en 2008, le colloque « Art & Sciences cognitives » en octobre 2009 à Toulouse, et l’exposition DreamTime – Temps du rêve. Grottes, art contemporain et transhistoire au Musée des Abattoirs de Toulouse en 2012. Il est également le fondateur du Musée de l'Invisible, nouvelle instance de création et de recherche transculturelle et transhistorique dédiée à l’art et aux multiples formes de l’invisible. Dans ce contexte, il développe le projet de l’Académie et le Manifeste de l’Arbre, inauguré au Palais de Tokyo à Paris en 2013, puis suivi d’un lancement à la Biennale de Salvador de Bahia au Brésil en 2014.

En conversation avec Sandra Lorenzi :
https://www.tk-21.com/TK-21-LaRevue-no97-98#Sandra-Lorenzi-au-Musee-de-la-mine

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Hélène Guenin

Née en 1977 à Dijon (France), vit et travaille à Nice (France).
Anciennement chargée de programmation au Frac Lorraine de 2002 à 2008, puis responsable du pôle programmation au Centre Pompidou-Metz entre 2008 et 2016, Hélène Guenin a participé au commissariat de nombreuses expositions telles que Daniel Buren, Échos, Travaux in situ (2011), Erre, variations labyrinthiques (2011-2012), Une brève histoire des lignes (2013), ou encore Tadashi Kawamata. Under the Water – Metz (2016). Hélène Guenin a été nommée directrice du MAMAC de Nice en 2016. Elle est également membre du conseil d’administration de la biennale Manifesta 13 à Marseille (2020), présidente du conseil scientifique de l'ENSA Nancy, jury du Prix franco-allemand Perspektiv pour l'art et l'architecture, et membre du collège Arts Plastiques de la commission d'achat du CNAP.

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Pascal Rousseau

Né en 1965.
Professeur en histoire de l’art, à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne depuis 2011, il intègre en 2019 le corps enseignant des Beaux-Arts de Paris. Spécialiste des avant-gardes historiques et des débuts de l’abstraction, des liens entre pratiques artistiques et imaginaires de la technologie dans la culture contemporaine (XIX-XXIème siècle), il a été notamment commissaire des expositions Robert Delaunay (Centre Georges Pompidou, Paris, 1999), Aux origines de l’abstraction. 1800-1914 (Musée d’Orsay, Paris, 2003), Sous influence. Résurgences de l’hypnose dans l’art contemporain (Musée des Beaux-Arts, Lausanne, 2006) ou Cosa Mentale. Les imaginaires de la télépathie dans l'art du XXème siècle (Centre Pompidou-Metz, 2015). Il publie également de nombreux ouvrages monographiques, dont Frantisek Kupka en 15 questions (Éditions Hazan, Paris, 2018) et Robert Delaunay. L’invention du pop (Éditions Hazan, Paris, 2019).

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Participant·e·s depuis 2016

Clarissa Baumann

Née en 1988 à Rio de Janeiro (Brésil), vit et travaille à Paris (France).
L’artiste brésilienne Clarissa Baumann étudie à l’École d’Arts Décoratifs et à l’école d’Arts Visuels de Rio de Janeiro, puis à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Sa pratique est également marquée par des recherches professionnelles en danse contemporaine. Lancée dans une série d’interventions furtives dans la ville ou dans les espaces d’exposition, ses œuvres questionnent poétiquement les mécanismes d’organisation du quotidien, du corps et de la mémoire. Elle reçoit en 2015 le Prix des Fondations de Beaux-Arts, puis en 2016 le prix de l’École des Beaux-Arts de Paris ainsi que le Prix Adagp Révélation des Arts Plastiques, à l’occasion du 61e Salon de Montrouge. Ses œuvres sont présentées lors de l’exposition Protopoème : Sol, Sono & Urubus à la Galerie Dohyang Lee en 2018.

http://www.clarissabaumann.net/
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Cecilia Cavalieri

Née en 1984 à São Paulo (Brésil), vit et travaille entre Paris (France) et Rio de Janeiro (Brésil).
Après un parcours en communication sociale, Cecilia Cavalieri obtient un Master en Arts Visuels à l’Université d’État de Rio de Janeiro, puis un Doctorat en Arts Visuels à l’Université fédérale de Rio de Janeiro. Son travail associe une pratique artistique à une recherche contre-philosophique, mettant en relation art, nature, économie/écologie, maternité et animalité par une approche pluridisciplinaire (installations, photos, sculptures, textes, objets et vidéos). Elle participe à plusieurs expositions au Brésil, notamment au centre Oi Futuro, à la Galerie Cândido Portinari, ou au Centre culturel Hélio Oiticia. Sa première exposition personnelle Jardins Precários – investigações sobre a perda da terra [Jardins Précaires – Enquêtes sur la perte de terre] est présentée au Centre culturel de la Justice fédérale de Rio de Janeiro en 2015.

https://ceciliacavalieri.com.br/
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Alys Demeure

Née à Nice (France) en 1984.
Alys Demeure est diplômée de l’École nationale supérieure d’art de Nice (Villa Arson) et de l’Institut d’Histoire de l’art de Paris IV Sorbonne. Ses recherches ont pour substrat l’image d’archive et les cadres matériels et processuels qui la mobilisent. Ses œuvres sont présentées lors d’expositions personnelles, au centre culturel Una Volta de Bastia en 2014, d’expositions collectives comme Avant-Garden à la Générale en Manufacture à Paris en 2014 dans le cadre de la FIAC Off, La chaise vide à la Villa Belleville à Paris en 2018, Transfuges à l’Espace Voltaire à Paris en 2019, ou encore avec le collectif FRAME, dont elle fait partie. Elle est également membre du groupe LE BAIL situé à Paris, qui associe artistes, critiques et acteurs de l’art contemporain dans l’organisation d’expositions.

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Fabien Giraud & Raphaël Siboni

Fabien Giraud
Né en 1980. Vit et travaille à Paris. Études à l’EnsAD-Paris (École nationale supérieure des Arts Décoratifs), puis à l’école du Fresnoy, Tourcoing

Raphaël Siboni
Né en 1981. Vit et travaille à Paris. Études à l’ENSBA, Paris (École nationale supérieure des beaux-arts), puis à l’école du Fresnoy, Tourcoing

Les artistes Fabien Giraud et Raphaël Siboni collaborent depuis 2007, après des études aux Arts-Déco et aux Beaux-Arts, puis au Fresnoy - Studio national des arts contemporains, à Tourcoing, et sont représentés par la Galerie Loevenbruck à Paris. Leur pratique s’est construite d’après les techniques du cinéma et des nouvelles technologies. La démarche du duo s’élabore à travers des films, des performances et des sculptures, qui déploient un point de vue porté par les outils technologiques, de la caméra vidéo à l’intelligence artificielle. Fabien Giraud et Raphaël Siboni travaillent à l’exploration d’un monde des possibles, et produisent des hypothèses alternatives à notre passé et à notre futur comme autant de possibilités de nous transformer au présent.

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Jérôme Grivel

Né en 1985 à Mulhouse (France), vit et travaille à Paris (France) et Nice (France).
Jérôme Grivel expose et est accueilli en résidence en France et à l’étranger (Espace de l’Art Concret, Institut d’art contemporain de Villeurbanne, Biennale de Mulhouse, Salon de Montrouge, Cité internationale des arts, etc.). La production artistique de Jérôme Grivel renvoie aux thèmes récurrents de la faculté des corps à répondre ou s’accommoder de situations particulières. Qu’elles se manifestent sous formes de contraintes, de stimuli, d’invitations ou d’injonctions, ses sculptures, installations, vidéos et performances défont les relations ordinaires et prévisibles entre espaces, expériences et limites. La coercition apparente peut ainsi venir révéler la possibilité d’une prise de liberté et la frustration être le vecteur d’une réinvention des capacités de faire et d’exister. Depuis 2014, Jérôme Grivel collabore avec Michaël Allibert, chorégraphe. En 2016, ils créent à Nice la Résidence de recherche croisée, entre plasticiens et chorégraphes. Jérôme Grivel est membre du groupe FRAME.

http://www.documentsdartistes.org/

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Flora Katz

Flora Katz est critique d'art, commissaire d'exposition et doctorante affiliée à l’institut ACTE (Arts, créations, théories et esthétique) – CNRS / Université Paris 1 La Sorbonne. Elle a étudié la philosophie (Master II Université Paris 1-Sorbonne) et le commissariat d'exposition (Master II Université Paris IV - Sorbonne). Flora Katz a notamment collaboré avec le Centre Pompidou (Paris), Bétonsalon - Centre d’art et de recherche (Paris), la Galerie Miguel Abreu (New York), et la Fondation Ricard (Paris). Ses recherches portent principalement sur Pierre Huyghe et les philosophies du réalisme spéculatif. Elle participe à de nombreuses conférences sur ce sujet et écrit pour des revues comme Artpress, Mouvement, Cura… Depuis 2015, elle conçoit le format français de l’Editathon Art+Feminisms en collaboration avec la Fondation Lafayette Anticipations, évènement qui invite à éditer sur la plateforme Wikipédia des contenus sur les arts et les femmes qui manquent de visibilité.

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Sandra Lorenzi

Née en 1983, vit et travaille entre Montreuil (France) et Nice (France).
Sandra Lorenzi est artiste et poète. Elle est diplômée de l’École nationale supérieure d’art de Nice (Villa Arson), en 2009. Depuis, son travail a été présenté dans des institutions et galeries en France et à l’étranger (Italie, Grèce, Afrique du Sud, Allemagne, etc.). On peut citer son module La nébuleuse de l’homoncule au Palais de Tokyo (2011), sa participation aux expositions Rendez—vous 11 (2011) et Rendez—vous 12 (2012), à l’Institut d’art contemporain (IAC) à Villeurbanne, et le cycle d’expositions personnelles Prospective des Murs #1, « Depuis que les bals sont fermés » à l’Espace Madeleine-Lambert à Vénissieux, Prospective des Murs #2, « L’être seuil » au centre d’art contemporain du Parvis à Ibos (2018), et Prospective des Murs #3, « Nihil sine terra » au centre culturel Una Volta de Bastia (2019). De 2017 à 2018, elle est chargée de recherche pour le projet d’exposition The Middle Earth, de Jimmie Durham et Maria Thereza Alves à l’IAC. Sandra Lorenzi enseigne le volume dans son champ le plus large à l’institut supérieur des arts de Toulouse (isdaT) depuis 2012.

www.sandralorenzi.com 

En conversation avec Sandra Lorenzi :

https://www.tk-21.com/TK-21-LaRevue-no97-98#Sandra-Lorenzi-au-Musee-de-la-mine


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Pierre Montebello

Né en 1956 à Longwy (France).
Philosophe, professeur de Philosophie moderne et contemporaine, Métaphysique et Esthétique à l’Université de Toulouse Le Mirail depuis 2002. Les premières recherches de Pierre Montebello portent sur le philosophe et mathématicien français Pierre Maine de Biran, précurseur de la psychologie. Il s’intéresse par la suite à Nietzsche, auquel il consacre deux ouvrages, ainsi qu’à Henri Bergson, Gilles Deleuze, Félix Ravaisson et Gabriel Tarde. Il est par ailleurs membre depuis 2006 de la Société Bergson, dirigée par Frédéric Worms. Son travail vise à renouveler la notion de nature, et à la réconcilier avec une métaphysique qui ne serait plus seulement celle, idéaliste, de l’individu conscient, mais qui permettrait de connecter et relier les êtres au sein d’un cosmos enfin unifié.

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Jean-Louis Poitevin

Né en 1955.
Écrivain et critique d’art, docteur en philosophie. Il est l’auteur de nombreux livres et articles sur l’art contemporain et sur la littérature, mais aussi de fictions. Il est spécialiste de l’œuvre de Julien Gracq. De 1998 à 2004, il a dirigé les Instituts français de Stuttgart et d’Innsbruck. Il a animé entre 2005 et 2012 un séminaire privé sur l’image et la post-histoire. Co-fondateur et rédacteur de la revue en ligne TK-21, certains de ses articles sont également accessibles sur le site de la revue en ligne lacritique.org. Il a entre autres publié La cuisson de l’homme, un essai sur l’œuvre de Robert Musil (José Corti, Paris, 1996), Lee Bul, Monsters (les presses du réel, Dijon, 2002), Les Nuits sans nom (La Musardine, Paris, 2008). Il écrit en 2016 le roman Séoul, playstation mélancolique (L'Atelier des Cahiers, Paris) à la suite de ses nombreux voyages en Corée, où il réalise des conférences, expositions et résidences d’écrivain (Fondation TOJI en 2010 et 2013, Cheongju Art Center en 2014).

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Vahan Soghomonian

Né en 1982 à Lyon (France), vit et travaille à Lyon (France).
Vahan Soghomonian est diplômé de l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence. 
Il est membre du groupe Laboratoire espace cerveau depuis 2016.
Vahan Soghomonian construit des écosystèmes qui nous invitent à explorer de face notre imaginaire.
Ses recherches procèdent par analogie, explorant la "plasticité" de l’art en son sens des mécanismes cérébraux ; questionnant la potentialité d’adaptabilité et d’évolution, en fonction des lieux d’où le travail se déploie, ainsi que des êtres avec qui faire ; en utilisant la faculté à fonctionner par associations, pour mettre à l’œuvre les mécaniques inconscientes, opérant caché, pour résister.

Des objets sur le toit d’une usine abandonnée sont devenus un orgue cosmique, qui fait le lien avec le ciel. Il y a un poème, qui sera peint à la chaux dans un souterrain cylindrique, à l’envers, et puis de là, une Arche est construite. Elle accueillerait la partie manquante de la connaissance. 

Ce serait une énergie, et une expédition pour un territoire clandestin.

« Je compose des recettes avec des
médicaments ».

Vahan Soghomonian

http://www.vahansoghomonian.net/
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Jean-Jacques Wunenburger

Professeur émérite de philosophie, doyen honoraire de la Faculté de Philosophie de l'Université Lyon 3 (2000-2010), ancien directeur de l'Institut de Recherches Philosophiques de Lyon (2004-2011), président de l'Association internationale Gaston Bachelard, co-directeur du Centre de Recherches Internationales sur l'Imaginaire. Ses travaux de recherches portent sur les approches des structures et des fonctions des images, des symboles et des mythes, étudiés dans leurs rapports avec la rationalité philosophique (épistémologie, esthétique et éthique), scientifique et culturelle. Il a publié de nombreux ouvrages dont La Raison contradictoire (Paris, Albin Michel, 1984), Questions d’éthique, (Paris, PUF –Presses universitaires de France, 1993), Philosophie des images (Paris, PUF, 2001), L’Imaginaire (Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? », 2016), Le sacré (Paris, PUF, 2019).

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Benjamin Blaquart

Né en 1981 à Le Chesnay (France), vit et travaille à Paris (France).
De toute part irrigué par les théories bio-politiques et les fictions spéculatives, et en particulier par les écrits de Donna Haraway et Samuel R. Delany, le travail de Benjamin Blaquart convoque autant les moyens d’ingénierie et de production numériques que les matériaux du prosthétique, comme l’impression 3D, le silicone et la résine. Ses objets brouillent ainsi la frontière entre sculpture, installation et prototype, et se déploient à la manière d’organismes autonomes parcourus de fluides, reliant entre eux des corps hétérogènes, plantes aquatiques et micro-contrôleurs. À travers des oppositions organique/inorganique, réel/virtuel, technologique/biologique, l’ensemble de sa démarche est une invitation à transformer les présupposés sur l’identité, la technologie, le vivant et l’inanimé.

http://blaquartbenjamin.com/
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Denis Cerclet

Né en 1956 à Lyon (France), vit et travaille à Lyon (France).
Anthropologue, maître de conférences à l’Université Lumière – Lyon 2, membre du Centre de recherches et d’études anthropologiques (CREA). Dans le cadre de ses travaux de recherche, il envisage le social en adoptant la perspective du corps, l’élaboration du lien d’un individu et de son environnement, par une approche transdiciplinaire allant de l’anthropologie aux neurosciences, en passant par la philosophie, la physique et différents domaines artistiques (danse, arts plastiques, arts numériques). Il est également rédacteur en chef de la revue Parcours anthropologiques, membre du groupe de recherche Esthétique, Arts et Sciences du CNRS-Université Paris Descartes, et responsable du parcours Nouveaux modes de médiation à l’Université Lumière-Lyon 2.

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Julien Discrit

Né en 1978 à Épernay (France), vit et travaille à Paris (France).
Géographe de formation, Julien Discrit travaille autour des questions de la représentation de l’espace, qu’il soit physique ou imaginaire, et du temps. Inspirée en grande partie par la géographie, sa pratique protéiforme (sculptures, installations, vidéos, performances ou encore œuvres sur papier) s’entend comme une tentative de « décrire le monde » tout autant qu’une interrogation constante sur sa mise en image. Ses œuvres révèlent une tension dialectique entre l’espace environnant, le domaine du visible et sa représentation, et l’exploration de mondes intérieurs. Son œuvre a été notamment exposée à la Galerie du Jeu de Paume (2006), au Centre Pompidou-Metz (2016), au Musée National de Singapour (2017) et lors de la Biennale de Lyon en 2017. Il est représenté par la Galerie Anne-Sarah Bénichou.

http://www.juliendiscrit.com/
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Célia Gondol

Née en 1985, vit et travaille à Paris (France).
Après une formation professionnelle en danse contemporaine, elle intègre l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris dans les ateliers d’Ann Veronica Janssens et Emmanuel Saulnier. Elle obtient en 2014 son diplôme (DNSAP) avec les félicitations du jury à l’unanimité. En parallèle elle est interprète pour diverses compagnies de danse. L’œuvre de Célia Gondol tire de sa pratique de la danse une manière d’orchestration chorégraphique empruntant au principe de formation la convergence d’individus. Préférant les situations vécues aux objets finis, l’artiste s’entoure de collaborateurs dont elle investit les spécialités – artisanales, techniques, scientifiques ou poétiques – comme les véhicules de performances communes.
 « S’il est question dans la démarche plastique de Célia Gondol de moduler des espaces, son champ d’expérimentations s’étend à bien d’autres domaines dès lors qu’ils mobilisent des questions de rythme, de structure et de mouvement. La danse et la musique sont du reste des terrains qu’elle arpente assidument. Ses environnements portent les traces de ces allers-retours, illustrés par son répertoire de gestes. Célia Gondol ne construit pas d’objets, c’est là sa principale spécificité. L’artiste accorde une vie quasi autonome, une attitude aux matériaux qu’elle emploie. » Noémie Monier

http://www.celiagondol.com/

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Olivier Hamant

Olivier Hamant dirige l’équipe « Méchanotransduction en développement » au laboratoire de Reproduction et Développement des Plantes (INRA-CNRS-UBLB1-ENS de Lyon). Avec ses collègues et collaborateurs, il a notamment montré que l’hétérogénéité cellulaire des tissus végétaux génère des forces qui en retour sont utilisées par la plante pour contrôler sa propre forme. Ses recherchent se situent au croisement de la biologie, de la physique et de la modélisation informatique. En parallèle, il co-organise une école thématique et interdisciplinaire sur la nouvelle relation de l’humanité à la nature, dans le cadre du collectif Anthropocène de l’ENS de Lyon et de l’Institut Michel-Serres, inspirée du Anthropocene Curriculum Berlin où il intervient depuis 2014. À l’intersection de ces deux thématiques, et par analogie aux rôles de l’aléatoire, de la lenteur et de l’inefficacité en biologie, la trajectoire des sociétés humaines est mise en regard de la « sous-optimalité » du vivant dans plusieurs projets mêlant art, science et Anthropocène.

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Héloïse Lauraire

Héloïse Lauraire est agrégée d’arts plastiques ; en classe préparatoire, elle enseigne les Arts Plastiques et l’Histoire des Arts en relation avec le paysage. Doctorante en Esthétique, sciences et technologie des arts à l’Université Paris 8, ses recherches et publications portent sur l’architecture, la scénographie, les installations et la place du spectateur dans l’art contemporain. En tant qu’auteure et théoricienne de l’art, Héloïse Lauraire intervient sur des publications collectives comme Biennales d’art contemporain : Œuvres et frontières (Eric Bonnet, Paris : L’Harmattan, 2016) ou "Thomas Hirschhorn", in French Connection (ouvrage collectif, Éditions BlackJack, Paris, 2008) ainsi que dans les revues ESSE et Mouvement. Elle est membre du groupe de recherche FRAME.

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Théo Massoulier

Né en 1983 à Pertuis (France), vit et travaille entre Paris (France) et Lyon (France).
Diplômé de l’Ensba de Lyon en 2016. Théo Massoulier a exposé à la Youth Art Biennale à Fortezza (Italie) en 2016, puis a participé en 2017 à « HyperPavillon » lors de la 57ème Biennale de Venise. En 2018, il présente à l'INSA de Lyon l'exposition personnelle Turbozoïc et expose avec Julie Escoffier au Centre d'art Bastille à Grenoble. Il présente ensuite l'exposition personnelle Varius Multiplex Multiformis à l'Angle - Espace d'art contemporain du Pays Rochois, à la Roche-sur-Foron, dans le cadre de Galeries Nomades 2018 avec l'IAC. En 2019, Théo Massoulier est invité à participer à l'exposition Jeune Création Internationale à l'IAC dans le cadre de la Biennale de Lyon 2019. Théo Massoulier utilise principalement la sculpture et la vidéo pour produire des formes hybrides et dynamiques qui se nourrissent aussi bien de l’imaginaire de la cosmologie que des sciences de l’évolution. Il crée ainsi un corpus de formes qui combinent le minéral, le végétal, l’humain, etc., inspirées par les questions relatives à l’Anthropocène et par la notion d’entropie. Il compose également des dispositifs visuels, notamment par des vidéo-projections sur divers supports, qui aspirent à nous « reconnecter avec le continuum cosmique ». L’artiste s’intéresse à l'émergence de la matière dans le champ microcosmique jusqu'à son déploiement et sa mise en complexité dans l'arborescence macrocosmique.

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Cyrille Noirjean

Né en 1975 à Montbéliard (France).
Directeur et commissaire d’exposition à l’URDLA (centre international estampe & livre), psychanalyste (membre fondateur de l’Association Lacanienne Internationale), et président de l’AC//RA (association de réseau Art Contemporain en Rhône-Alpes). Il anime de nombreuses conférences à propos de la psychanalyse lacanienne, ainsi que des séances de travail sur l’art contemporain et sur la pratique de l’estampe traditionnelle. Cyrille Noirjean a publié des articles dans les revues Journal français de psychiatrie, La revue lacanienne, Nouvelles de l’estampe, Chroniques de la BnF… Il participe également aux publications de l’URDLA, catalogues d’expositions, monographies d’artistes, et magazines, comme la revue apériodique Ça presse.

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Stéphanie Raimondi

Née en 1983, vit et travaille à Paris (France).
Stéphanie Raimondi est diplômée en 2008 de l’École nationale supérieure d’art de Nice (Villa Arson). Après l’obtention d’un post-diplôme de la Head à Genève en 2009, elle participe à plusieurs expositions en France et à l’étranger. Ses œuvres ont été montrées notamment à Genève à la Maison des arts du Grütli, à Zürich dans le cadre de PLATTFORM10, à Marseille pour le Printemps de l’Art Contemporain et à Rio de Janeiro à la Fábrica Bhering. Elle a enseigné les arts plastiques à l’université de Lille 3 à Tourcoing. Stéphanie Raimondi co-fonde en 2012 le groupe de recherche FRAME.
« Entre symbolisme et minimalisme, abstraction et références littéraires ou artistiques, Stéphanie Raimondi invite à des voyages infra-minces, de Caravage à Lissitsky, de Julien Gracq à Sebald, mais aussi de De Stijl à la forêt amazonienne. A partir de ces références, qui sont comme des icônes mais aussi les gardiens de son travail, elle pratique des déformations conceptuelles, matérielles et spatiales. Avec un certain art de la mise en récit, Stéphanie Raimondi provoque des décalages et des transpositions, comme des condensés de roman. » Pauline Créteur

www.stephanieraimondi.com

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Floryan Varennes

Né en 1988 à La Rochelle, vit et travaille à Toulon et Paris (France).
En écho à la démarche de l'historien, le travail de Floryan Varennes fait appel à des réverbérations transhistoriques, celles du « médiévalisme ». Pour déployer sa pensée, il intervient sous formes d'investigations basées sur des épiphénomènes datés et des archétypes persistants. Cet intérêt pour les détails signifiants converge dans son iconographie à travers des systèmes de belligérances qui manifestent toujours un statu quo, un entre-deux. Il conjugue ainsi ses recherches à tout ce qui se rapporte au corps sans jamais le figurer: la sociologie du vêtement, les problématiques liées aux études du genre ainsi qu'à l'univers médical. Il greffe des fragments temporels dans ses installations qu'il lie à des sculptures, des objets et des photographies qui expriment des questions de norme, d'altération, de (re)présentation et d'ornementation. Dès lors, au sein de ses dispositifs, son rapport aux savoir-faire, à la répétition d'un même motif, aux symboles et à la transfiguration sont au centre de ses réflexions sur la parure et ses hybridations.

http://floryanvarennes.com
Article sur Floryan Varennes par Jean-Louis Poitevin dans la revue TK-21
https://www.tk-21.com/Reliques-du-futur
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Mengzhi Zheng

Né en 1983 à Ruian (Chine), vit et travaille à Lyon (France).
Après des études en graphisme, Mengzhi Zheng intègre la Villa Arson à Nice de 2006 à 2011, année d’obtention du DNSEP avec mention, et étudie en parallèle à la Städelschule de Francfort de 2009 à 2011. Mengzhi Zheng développe un travail photographique et sculptural, qui interroge les relations que nous entretenons à l’architecture et à l’espace, mais aussi à leur évolution dans le temps. Ses œuvres ont été notamment exposées à la Capitainerie à Lyon, à la Halle Girard à l’invitation du Palais de Tokyo en résonance avec la Biennale de Lyon 2015 ainsi qu’à l’Espace Verney-Carron de Lyon. L’URDLA, Villeurbanne, lui a consacré une exposition personnelle en décembre 2016. En 2019, Mengzhi Zheng présente l’exposition À table ! au GAC à Annonay. En 2019-2020, il est également concepteur de l’espace Laboratoire espace cerveau à l’IAC.

http://www.mengzhi.fr/
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Raphaël Brunel

Raphaël Brunel est critique d'art et commissaire d'exposition indépendant. En 2010, il co-fonde et co-dirige la plateforme éditoriale et curatoriale What You See Is What You Hear, qui s’inscrit dans la continuité de la revue VOLUME, comme une exploration des liens entre arts visuels et son. Il intervient régulièrement dans la revue d’art contemporain 02. Raphaël Brunel a également participé à l’écriture de plusieurs catalogues d’exposition, Le tamis et le sable (What You See Is What You Hear, Paris, Maison Populaire, Montreuil, 2013), Laboratoires de l’art (Hermann, Musée des arts et métiers, Paris, Mudam, Luxembourg, 2016), et d’ouvrages monographiques, Une généalogie des grandes oreilles (Lauren Tortil, Tombolo Presses, Nevers, 2019), 1997 → × (Optical Sound & Pierre Beloüin, Optical Sound, Ollioules, 2017).

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Nicolas Césard

Anthropologue et ethnobiologiste, maître de conférences en ethnoentomologie au laboratoire d’Eco-anthropologie (CNRS/ Muséum national d’Histoire naturelle), chercheur associé au Centre Asie du Sud-Est et membre du collectif de recherche ARTMAP. À travers une analyse comparative des interactions entre les hommes, les insectes et le milieu naturel, il s’intéresse à l’influence des déterminants écologiques, biologiques et technologiques, sur la construction des rapports à la nature, sur la perception des éléments qui la composent comme de leurs usages. Ses recherches sont publiées dans des revues spécialisées (Les Boudragues ou la nuisance à venir. Vivre avec les Insectes dans l’anthropocène, Techniques&Culture 68 « Mondes infimes », Éditions de l’EHESS, Paris, 2017) et grand public (Insectes, National Geographic France).

http://www.ncesard.fr/
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FRAME

FRAME est un groupe de recherche composé de quatre artistes et d’une historienne de l’art réunis autour d’intérêts et de champs d’étude communs. « Notre leitmotiv, « Collaborer / Questionner / Faire », se situe au cœur de nos projets artistiques. Entre théorie et pratique, la dynamique de notre réflexion traduit une volonté de croiser des formes de langage ouvertes sur les problématiques de notre époque. Produire une matière à penser, la formaliser sans formalisme, créer une porosité, une perméabilité, sont pour nous les enjeux de la recherche en art. Nous travaillons ainsi en nous entourant d’interlocuteurs variés et spécialisés (philosophes, architectes, designers, chorégraphes, scientifiques), qui accompagnent et alimentent nos discussions. Sans être commissaires d’exposition, nous nous intéressons aux conditions de monstration non plus envisagées comme un principe abstrait et décontextualisé où tout peut advenir, mais plutôt comme un site attaché à une histoire singulière, pouvant générer un attachement, un partage du réel. En ce sens, des protocoles de scénographie sont expérimentés, les œuvres mises à l’épreuve ; la corrélation objet-corps-espace se qualifie à chaque tentative de faire d’une exposition un questionnement. FRAME s’impose un seul cadre : celui de la curiosité et de l’échange, pour la promotion d’une culture plurielle décomplexée des attentes de la mondanité. Il s’agit bien pour nous de décadrer donc, chercher ailleurs derrière cet horizon protéiforme, les fondamentaux de demain ». FRAME est composé de : Alys Demeure, Jérôme Grivel, Héloïse Lauraire, Sandra Lorenzi, Stéphanie Raimondi.

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Lola Gonzàlez

Née en 1988 à Angoulême (France), vit et travaille Paris (France).
Que ce soit dans l’écriture, la production, ou encore le choix de travailler avec ses amis, les œuvres vidéos ou performatives de Lola Gonzàlez appellent une authenticité, une spontanéité et une fluidité. De l’individu vers le commun, son travail nous questionne sur la puissance du collectif ainsi que ses limites, et la recherche de l’énergie humaine. Elle met également en lumière l’inscription d’une œuvre dans l’Histoire, son ancrage par rapport au présent et au passé. Lola Gonzàlez est diplômée d’un DNSEP aux Beaux-Arts de Lyon en 2012, qui lui vaudra le prix Linossier (ENSBA, Lyon, 2012). Elle est résidente au Pavillon Neuflize OBC, le laboratoire de création du Palais de Tokyo (2016), à la Coopérative de recherche de l’ÉSACM de Clermont-Ferrand (2017), et à la Villa Médicis de Rome (2018-2019). En 2015, Lola Gonzàlez expose à l’IAC au sein de Rendez-vous, plateforme dédiée à la jeune création internationale, dans le cadre de la Biennale de Lyon. Ses œuvres sont présentées lors d’exposition personnelles telles que Roberto et les autres à la Galerie Marcelle Alix (Paris, 2016), Les courants vagabonds au MAC (Lyon, 2017), Alex au 19 CRAC (Montbéliard, 2018), BODY TALK, Mon corps te parle lors du MuMo2 initié par le Frac Île-de-France (2018-2019). Elle est représentée par la Galerie Marcelle Alix, Paris, et a remporté le Prix Meurice en 2016.

http://lola-gonzalez.com/

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Anne-Sarah Huet

Artiste, docteure en économie et théoricienne des jeux. Anne-Sarah Huet produit et écrit des protocoles d’action et des scripts, inspirés des mouvements économiques et de la théorie des jeux. Elle place ces règles strictes comme principes de ses performances. Ses recherches interrogent les relations, individuelles ou collectives, au sein de stratégies et d’espaces communs, notamment dans les espaces d’exposition. Anne-Sarah Huet a écrit AAA dans le Pan-spectacle pour l'exposition SEDONA du Syndicat Magnifique à la Villa du Parc (Annemasse, 2019), et Langages de l'élite pour les éditions Moss à Zabriskie Point (Genève, 2020).

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Anna Longo

Docteure en esthétique, enseignante en philosophie à l’université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne, directrice de recherche au Collège International de Philosophie. Les recherches récentes d’Anna Longo, mêlant art, mathématique et science, portent sur le réalisme spéculatif. Elle est auteure et éditrice de plusieurs ouvrages, notamment avec Quentin Meillassoux, Time Without Becoming (2014), avec Jacinto Lageira, La genèse du transcendantal (2017), avec Anthony Feneuil et Bruno Trentini, Le paradoxe de la finitude (2019).

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Hélène Meisel

Née en 1986 à Paris (France), vit et travaille à Paris (France).
Hélène Meisel est historienne de l’art, critique et commissaire. Après des études d’histoire de l’art menées à la Sorbonne et achevées par le master professionnel « L’art contemporain et son exposition », elle entame sous la direction d’Arnauld Pierre une recherche doctorale sur la subsistance subjective dans l’art conceptuel. Elle assiste parallèlement Claire le Restif au Crédac, centre d'art contemporain d’Ivry-sur-Seine pour l’exposition Le travail de rivière (2009), puis Guillaume Désanges dans ses différents projets curatoriaux et performatifs (2010). En 2011, elle bénéficie d’une bourse d’études du Centre Pompidou-Paris et explore, dans ce cadre, les archives de la Biennale de Paris dont elle réactive certains dispositifs. En 2012, elle est résidente au sein du Pavillon, au Palais de Tokyo. Depuis 2013, elle est chargée de recherche et d’exposition au Centre Pompidou-Metz, et a travaillé aux côtés d’Hélène Guenin sur l’exposition Sublime. Les tremblements du monde (2016). Pour le Frac Lorraine, elle rejoue certains moments du Festival International de Science-Fiction de Metz, dans le cadre de l’exposition Si ce monde vous déplaît (2013). Ses articles sont parus dans différentes revues critiques telles que 20/27, Les Cahiers du musée national d’art moderne, Volume, Palais, 02, Semaines, etc.

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Jean-Baptiste Perret

Né en 1984 à Montbrison (France), vit et travaille à Lyon (France).
Diplômé de l’ENSBA de Lyon en 2018, Jean Baptiste Perret développe une pratique du film et de l’installation vidéo, et questionne le point de vue objectif, en éprouvant l’impact des affects et l’émergence de la fiction, au cœur d’une approche documentaire.
Après avoir étudié la biologie et l’écologie, Jean-Baptiste Perret a travaillé plusieurs années à la protection de l’environnement dans les monts du Forez. De ces territoires ruraux est née la pratique artistique de Jean-Baptiste Perret, qui capture le quotidien de ses habitant·e·s, leurs relations, leurs parcours de vie, leurs savoir-faire, se concentrant sur les individus et leur rapport au monde.
En 2019, il participe aux expositions collectives Neume, Spectre, Fumée au macLyon, et à Jeune création internationale à l’IAC, Villeurbanne.


Linda Sanchez

Née en 1983 à Thonon-Les-Bains (France), vit et travaille à Marseille (France).
Formée à l'école des beaux-arts d'Annecy, Linda Sanchez intègre le Laboratoire des intuitions au sein de cette même école, où elle développe une approche expérimentale. Elle a réalisé de nombreuses expositions, personnelles et collectives, notamment au MAC Lyon (Rendez-vous 08, 2008), au Musée Château d'Annecy (Plan sur ligne et point, 2011), à la Fondation Bullukian, Lyon (Incidents de surface, 2014), à la Maison Salvan, Toulouse (Cabaret flux, 2016), à l’Institut d’art contemporain, Villeurbanne (Otium #3, 2018)... L'artiste poursuit également un travail de recherche qui se traduit par des conférences (par exemple avec l'anthropologue Tim Ingold en 2014), des résidences, des collaborations avec des scientifiques. En 2017, Linda Sanchez est lauréate du Prix Découverte des Amis du Palais de Tokyo et de la Bourse Révélations Emerige. La plupart des œuvres de Linda Sanchez découlent de procédures, de dispositifs d'observation qui peuvent s'apparenter a priori à une pratique de laboratoire. Néanmoins, son travail dépasse la pure expérimentation pour produire des œuvres d'une grande beauté formelle. Qu'il s'agisse de sculpture, d'installation, de vidéo, de dessin, le médium employé n'est jamais arbitraire, mais dépend au contraire du cheminement qui préside à l’œuvre. S'engage un dialogue avec la matière et ses potentialités dynamiques, comme une négociation constante entre forme et force.

http://www.dda-ra.org/fr/oeuvres/Sanchez_Linda
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Alexandre Wajnberg

Journaliste scientifique à la RTBF (Journal parlé de Radio Une, Bruxelles) et Radio Campus. Il est aussi comédien et auteur, à la fois pour le cinéma et le théâtre. Il a réalisé de nombreux documentaires et émissions scientifiques, diffusées notamment sur la RTBF et sur Arte, dont Heureux comme un bébé dans l’eau (avec Marc-Henri Wajnberg, réal., Wajnbrosse Productions, 1978, 48 min), Nous sommes tous des étrangers (avec Annie Thonon, réal., Objectif Recherche, 1994, 36 min), La Momie perdue (Wajnbrosse Productions, 1998, 52 min)… Alexandre Wajnberg a co-fondé en 1983 la société de production Wajnbrosse, qui est à l’origine de plus de trois mille courts métrages, obtenu cinquante prix, et une diffusion sur de nombreuses chaînes de télévision à travers le monde. Alexandre Wajnberg a écrit 8 minutes 19 secondes, perles d’étoiles (Bruxelles, Impressions Nouvelles, 2002), un recueil mêlant formes poétiques et théories scientifiques sur le soleil et la lumière.

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Invité·e·s

Catherine Beaugrand

Artiste et chercheuse d’un langage à partir des outils numériques, Catherine Beaugrand est également enseignante à l’ESAD (Saint-Étienne) depuis 2006 et a dirigé le programme de troisième cycle DatAData de 2010 à 2015 à l’École des Beaux-arts de Lyon. Catherine Beaugrand produit aussi bien des dessins, des installations sonores ou des films. Les recherches de l’artiste ont toutes pour but d’élucider une question ou une hypothèse générale sur l’art telle que « Est-il possible de figurer des concepts ? » ou « La réalité est-elle structurée comme une fiction ? ».

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Nicolas Bourriaud

Directeur du MoCo - La Panacée à Montpellier, commissaire d’exposition, écrivain, critique d’art et théoricien. Nicolas Bourriaud co-fonde et co-dirige, avec Jérôme Sans, le Palais de Tokyo de 2000 à 2006. Il a été conservateur pour l’art contemporain à la Tate Britain à Londres, professeur à l’université de Venise, chef de l’Inspection de la création artistique au ministère de la Culture, et directeur de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Il a publié, entre autres, l’Esthétique relationnelle (les presses du réel, Dijon, 1998), Postproduction (les presses du réel, Dijon, 2004), L'exforme (Presses Universitaires de France, Paris, 2017).

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Greg Davis

Compositeur et musicien. Après des études de guitare classique, de jazz et de composition à l’Université DePaul à Chicago, des années d’expériences dans des groupes de hip-hop, de jazz combos, d’improvisation libre et de composition expérimentale, il se tourne ensuite vers la musique assistée par ordinateur en 1997, année où il fonde son label Autumn Records. Depuis son master en composition obtenu en 2001 à Boston, il joue sa musique à travers le monde et enregistre avec de nombreux labels.

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Philippe Eydieu

Artiste, responsable des projets extérieurs, des expositions et de la coordination de la recherche à l’ESCAM – École supérieure d’art de Clermont Métropole. Philippe Eydieu est diplômé de l’ESCAM en 2005. Son travail s’articule autour de la lumière, notamment artificielle, et la confrontation spatiale d’éléments diffus et perceptuels, sous la forme d’installations ou de vidéos qui lui permettent de capturer et matérialiser des instantanés de la lumière.

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Émilie Hache

Philosophe et maîtresse de conférences au département de philosophie de l’Université Paris Nanterre. Elle est chercheuse associée au groupe d’études constructivistes (GECo) au sein de l’Université Libre de Bruxelles, et membre du laboratoire Sophiapol de l’Université Paris Nanterre. Son travail se déploie autour de la philosophie pragmatique et de l’écologie politique, et inclut une spécialisation sur l’éco-féminisme.

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Charles Lenay

Docteur en philosophie et histoire des sciences, professeur de sciences cognitives et de philosophie des sciences à l’Université Technologique de Compiègne. Charles Lenay a créé en 1995 le Groupe Suppléance Perceptive, devenu CRED (Recherche Cognitive et Design de l’Énaction) qui est une des trois composantes de l'Unité de recherche interdisciplinaire COSTECH, dont il est directeur adjoint. Ses recherches sont essentiellement portées sur les technologies cognitives, et leur incidence sur le raisonnement, la mémorisation, la perception, l’interaction.

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Matt Mullican

Artiste. L’œuvre de Matt Mullican se développe selon deux modes opératoires. D’un côté, des modèles cosmologiques, des mondes réinventés dans une logique post-conceptuelle, avec des systèmes de symboles et de signes empruntés ou créés, et de l’autre côté, une recherche liée à l’hypnose. Il a de plus en plus recours à l’inconscient, utilisant des acteurs puis se mettant exclusivement en scène sous hypnose, à travers le travail de son alter ego, "That Person". C’est alors qu’apparaît malgré lui une autre personnalité. Tandis qu’il est hypnotisé, il réalise des œuvres, des calligraphies, des peintures, des écritures automatiques.

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Yannick Prié

Enseignant-chercheur au département Informatique de Polytech Nantes, co-responsable du DU Design de services interactifs innovants, et membre du groupe de recherche DUKe (Data User Knowledge) au Laboratoire des Sciences du Numérique de Nantes. Son travail porte sur l’interaction entre l’humain et l’ordinateur, notamment l’analyse et l’extraction de données interactives, les technologies réflexives, l’analyse de données basée sur les traces numériques.

Station [6]

Dylan Trigg

Philosophe, chercheur au Fonds autrichien pour la science (Lise Meitner Senior Fellow) à l'Université de Vienne, département de philosophie. Ses recherches concernent la phénoménologie et l’existentialisme, les philosophies de la subjectivité et de l’incarnation, l’esthétique et les philosophies de l’art, la philosophie allemande du XIXe siècle. Il est l’auteur des livres The Memory of Place: A Phenomenology of the Uncanny (Ohio University Press, 2012), The Thing: A Phenomenology of Horror (Zero Books, 2014), Topophobia: A Phenomenology of Anxiety (Bloomsburry Academic, 2016).

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Aline Wiame

Maîtresse de conférences en arts et philosophie à l’Université Toulouse - Jean Jaurès. Ses recherches articulent les arts de la scène et la philosophie, avec des spécificités sur la pensée cartographique, l’esthétique de l’Anthropocène, et le renouvellement des techniques narratives au cœur de la philosophie contemporaine. Elle est l’auteur de Scènes de la défiguration. Quatre propositions entre théâtre et philosophie (les presses du réel, 2016).

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Hicham Berrada

Artiste. La démarche d’Hicham Berrada est à l’intersection du peintre et du scientifique, composant des installations de tableaux chimiques en constante évolution. Particules, température et réactions chimiques sont pour lui autant de pinceaux et pigments à sa disposition, à la fois instruments, matériaux et composantes de l’œuvre. L’artiste s’applique à reproduire rigoureusement des phénomènes météorologiques, physiques et chimiques à l’œuvre dans la nature, imaginant une démarche artistique qui s’apparente à un protocole scientifique expérimental.

Station [14]

Grégory Chatonsky

Artiste. Grégory Chatonsky travaille sur le Web et principalement sur son affectivité le menant à questionner l’identité et les nouvelles narrations qui émergent du réseau. Au fil des années, il s’est tourné vers la capacité des machines à produire de façon quasi autonome des résultats qui ressemblent à une création humaine. Figure reconnue du « Netart », Grégory Chatonsky a participé à de nombreuses expositions personnelles et collectives à l’étranger et en France.

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Didier Debaise

Docteur en philosophie, chercheur au FNRS, il enseigne la philosophie contemporaine à l'Université Libre de Bruxelles. Ses recherches portent principalement sur les formes actuelles de la philosophie spéculative et les théories de l'événement. Il a publié de nombreux ouvrages consacrés à la pensée d’Alfred North Whitehead. Il explique : “Si je m'intéresse aux théories évolutionnistes (principalement à Darwin), aux philosophies de la nature, à des projets de cosmologie tel que celui développé par Whitehead, c'est en vue d'élargir le concept d'expérience à toutes les formes d'interaction d'un vivant à son milieu”.

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Juliana Fausto

Philosophe, post-doctorante en philosophie à l’Université fédérale de Paraná (Brésil). Ses recherches portent sur les questions environnementales, l’Anthropocène, l’animal, l’écoféminisme, le genre, le cinéma et la littérature. Elle développe notamment un travail sur la relation entre l’animal et la politique, ainsi que des études épistémologiques féministes centrées sur les concepts de femme, de nature et de monstruosité.

Station [15]

Frédéric Joulian

Anthropologue, maître de conférences à l’EHESS, responsable du Programme de Recherches Interdisciplinaires (PRI) « Évolution, Natures et Cultures », chercheur associé au Laboratoire d’Anthropologie Sociale du Collège de France, et au Laboratoire d’Archéologie Africaine de l’Université de Paris-Nanterre. Ses recherches portent sur les processus d’évolution et sur les significations des phénomènes techniques et culturels dans le temps long et sur les interactions homme-animaux en Afrique et en Europe.

Station [13]

Jean-Pierre Luminet

Astrophysicien, directeur de recherche au CNRS et au Laboratoire Univers et Théories de l’Observatoire de Paris-Meudon. Spécialiste des trous noirs, de la cosmologie et de la topologie de l’espace, Jean-Pierre Luminet a obtenu en 2007 le prix européen de la communication scientifique. Jean-Pierre Luminet tient depuis 2013 le blog Luminescences, où il partage ses réflexions mêlant science, littérature, art et philosophie. Il est également écrivain, poète, et pratique la musique et les arts plastiques.

Station [2]

Gyan Panchal

Artiste, commissaire d’expositions et professeur de sculpture, volume, espace et installation à l’École Supérieure d’Art de Clermont Métropole. Les matériaux ont une place centrale dans la pratique artistique de Gyan Panchal ; objets récupérés et retravaillés, éléments bruts et synthétiques, ils se composent à travers des sculptures que Gyan Panchal qualifie de « traits d’union entre l’homme et son rapport au territoire, son rapport à la nature ». Extrait de "Gyan Panchal - l'atelier A", Arte.

Station [1(0)]

Israël Rosenfield

Docteur en médecine (New York University) et docteur en philosophie (Princeton), il enseigne les neurosciences et l'histoire des idées à la City University de New York. Israël Rosenfield est notamment l'auteur de L'Invention de la mémoire : le cerveau, nouvelles donnes (Flammarion, coll. Champs, 1994), La Mégalomanie de Freud (Éditions du Seuil, 2000), L’étrange, le familier, l’oublié : une anatomie de la conscience (Flammarion, coll. Champs, 2005), et avec Edward Ziff, L’ADN : La science en bandes dessinées (Odile Jacob, 2011).

Station [6]

Sarah Vanuxem

Maîtresse de conférences à la faculté de droit de l’Université Côte d’Azur. Elle est titulaire d’une maîtrise de philosophie et d’un doctorat en droit privé, délivrés par l’Université Paris 1. Ses recherches se situent à la croisée du droit des biens et du droit de l’environnement, avec des incursions en philosophie environnementale, en anthropologie de la nature et en histoire du droit. Son travail porte actuellement sur les transformations que le droit émergent de l’environnement fait subir au traditionnel droit civil.

Station [15]

Inigo Wilkins

Docteur en Cultural Studies à Goldsmiths (Londres), Inigo Wilkins s’apprête à publier sa thèse nommée Irreversible Noise: The Rationalizaton of Randomness and the Fetishization of Indeterminacy. Il est également co-directeur de la plateforme de recherche et revue Glass Bead dédiée aux transferts de connaissance entre l’art, la science et la philosophie, ainsi qu’à leurs dimensions pratiques et politiques.

Station [17]

Alain Berthoz

Ingénieur, neurophysiologiste, membre de l’Académie des sciences depuis 2003, membre de l’Académie des technologies depuis 2010, professeur honoraire au Collège de France où il a dirigé le laboratoire CNRS-Collège de France de physiologie de la perception et de l’action. Ses recherches portent sur la physiologie des fonctions sensori-motrices, l’oculomotricité, le système vestibulaire, le contrôle de l’équilibre et la perception du mouvement.

Stations [5] [8]

Camille Chenais

Coordinatrice des projets, responsable des expositions et résidences à la Villa Vassilieff à Paris. Camille Chenais est diplômée d’un master de l’École du Louvre en muséologie et histoire de l’art appliquée aux collections. Elle a travaillé sur la réception critique de la dernière décennie du travail de Pablo Picasso, sujet développé par la suite, notamment lors du colloque Revoir Picasso en 2015, et dans les catalogues des expositions Picasso - Transfigurations 1895-1972 (Galerie nationale hongroise, Budapest, 2016) et Picasso.mania (Grand Palais, Paris, 2015).

Station [1(0)]

Vincent Fleury

Biophysicien, directeur de recherche au CNRS, Vincent Fleury est spécialiste de la morphogenèse au laboratoire Matières et systèmes complexes de l’Université Paris Diderot. Ses recherches concernent l’étude des structures arborescentes, à travers les systèmes physiques minéraux, et les systèmes biologiques. Son travail est notamment spécialisé sur le rôle de la physique dans le développement des embryons, des vaisseaux sanguins et des organes.

Station [14]

Joachim Koester

Artiste. Son travail, essentiellement constitué de films et de photographies, revisite et réactive certaines formes du passé tout en s’attachant aux questions de la conscience et de l’altération des sens. L’artiste développe un principe récurrent de montage de l’image pour s’emparer d’une mémoire collective et mener une exploration à caractère aussi bien géographique que mental. Dans cette « enquête » permanente sur l’épreuve du temps et de l’effacement, Joachim Koester se nourrit de la dualité entre rapport scientifique au réel et expérience sensible.

Station [7]

Michel Lussault

Géographe, professeur à l’Université de Lyon (École Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines) et membre du laboratoire de recherche Environnements, Villes, Sociétés (Université de Lyon). Ses recherches portent sur l’analyse des politiques territoriales, les modalités de l’habitation humaine des espaces terrestres. Depuis 2017, il dirige l'École Urbaine de Lyon (EUL) qui innove en constituant un domaine nouveau de connaissance et d’expertise : l’urbain anthropocène.

Station [8]

Tran Minh Duc

Artiste diplômé du College of Culture and Arts de Ho Chi Minh. Tran Minh Duc s’intéresse aux caractéristiques de la vie urbaine vietnamienne, aux relations entre le collectif et l’individu, l’interne et l’externe, le local et l’étranger. Son travail regroupe la performance, la photographie, le collage et l’installation comme une exploration de la mémoire collective et des archives culturelles, en questionnant le passé, ses modes de diffusion fragmentaire et son incidence sur le présent.

Station [1(0)]

Jocelyne Porcher

Ancienne éleveuse animalière et technicienne agricole, Jocelyne Porcher est sociologue, zootechnicienne et directrice de recherches à l’Institut National de la Recherche Agronomique. Son travail porte sur la relation entre l’humain et l’animal, spécifiquement dans le contexte du travail. Ses recherches prennent en compte la dimension affective et intersubjective, et incluent les questions du bien-être, des conditions de vie et de la mort de l’animal.

Station [13]

Jean-Pol Tassin

Neurobiologiste, directeur de recherches INSERM au Collège de France, au CNRS et à l’UPMC. Ses recherches sont liées aux neurosciences et à la psychanalyse, et portent sur le traitement des émotions par le système nerveux central. Il est notamment spécialiste des addictions, des drogues et du rêve. Il a publié des articles dans Psychotropes et la Revue française de psychanalyse, et est l’auteur, avec Serge Tisseron, du livre Les 100 mots du rêve (Presses Universitaires de France, 2014).

Station [9]

Elinor Vernhes

Artiste. Elle s’intéresse au phénomène de perception et ses travaux actuels sont intimement liés au concept d’énaction de Francisco Varela. Elinor Vernhes présente l’exposition L’appel des fleurs en 2010 au Jardin Botanique de Lyon. Son travail de la photographie et du post-traitement numérique retranscrivent la vision de notre monde par les abeilles, pour lesquelles la perception de la couleur intègre notamment le rayonnement ultraviolet.

Station [6]

Erik Bordeleau

Philosophe, professeur à l’INRS de Montréal, chercheur au SenseLab de l’Université Concordia de Montréal, membre de l’Economic Space Agency, chercheur associé à l’École d’économie de Stockholm. Les recherches d’Érik Bordeleau entrecroisent philosophie politique, théories financières, et un intérêt pour le tournant spéculatif dans la pensée contemporaine. Il enseigne également une critique de la crypto-économie à la School of Disobedience du théâtre Volksbühne de Berlin. Érik Bordeleau est l’auteur de Comment sauver le commun du communisme ? (Le Quartanier, 2014) et de Foucault anonymat (Le Quartanier, 2012).

Station [17]

Axel Cleeremans

Directeur de Recherches au Fonds de la Recherche Scientifique - FNRS (Belgique), professeur de Psychologie Cognitive à l’Université Libre de Bruxelles, et directeur de l’Unité de Recherche Conscience, Cognition & Computation. Ses recherches portent sur la conscience, notamment les différences entre le traitement conscient et inconscient de l’information, dans les domaines de l’apprentissage, de la mémoire, de la perception, de la cognition sociale et du contrôle cognitif.

Station [2]

Arnaud Esquerre

Sociologue, Arnaud Esquerre est chargé de recherche au CNRS (LESC, Nanterre) et directeur de l’Institut de Recherche Interdisciplinaire sur les enjeux Sociaux (IRIS, CNRS-EHESS-Paris 13-Inserm). Ses recherches croisent les effets de croyances à travers le psychisme social, les prédictions ésotériques et les variations de richesse. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, notamment La manipulation mentale. Sociologie des sectes en France (2009), Prédire. L'astrologie au XXIe siècle en France (2013), Théorie des événements extraterrestres (2016) aux éditions Fayard ou encore Enrichissement. Une critique de la marchandise (2017) chez Gallimard, cosigné avec Luc Boltanski.

Station [17] 

Mathias Gibert

Professeur de philosophie, chercheur doctorant à l’Université Toulouse – Jean Jaurès. Après des études sur la phénoménologie (en particulier la pensée de Michel Henry), ses recherches portent sur la perspective et le perspectivisme, à travers les théories esthétiques fondatrices de la perspective, l’histoire de la philosophie, et les usages contemporains du perspectivisme dans les sciences sociales.

Station [15]

Marion Laval-Jeantet

Marion Laval-Jeantet est artiste et maîtresse de conférences en Arts Plastiques à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle a étudié les sciences et structures de la matière (Université Paris 6), l'histoire de l'art (Université Paris 1), l'art (Beaux-arts de Paris, Universités Paris 1 et 8), l'éthologie et l'ethnopsychiatrie (Université Paris 8). Elle est membre du collectif artistique « Art orienté objet » avec Benoît Mangin depuis 2003.

Station [3]

Thierry Mouillé

Artiste, professeur à l’École supérieure d’art et de design TALM-Tours, coordinateur du Laboratoire des intuitions de l’ESAAA. À travers le prisme de la création artistique, Thierry Mouillé met en place des dispositifs pour donner toute la mesure d’un nouvel espace sensible, social et politique, notamment depuis 1989 en rassemblant son travail sous l’intitulé Fondation mouvante. Il élabore une œuvre faite d’objets quotidiens et usuels ou d’éléments en principe naturels (eau, poussière, buée, air…) poétisés par des interrogations sur l’image, le corps social et la notion de territoire.

Station [1(0)]

Bertrand Prévost

Historien et théoricien de l’art, maître de conférences HDR en histoire de l’art et esthétique à l’Université Bordeaux-Montaigne, membre du comité de rédaction de la revue Albertiana. Il a notamment publié La peinture en actes. Gestes et manières dans l’Italie de la Renaissance (Actes Sud, 2007), Botticelli. Le manège allégorique (Ed. 1:1, 2011), Peindre sous la lumière. Leon Battista Alberti et le moment humaniste de l’évidence (Presses Universitaires de Rennes, 2013), Marqueterie générale. Hubert Duprat (La Part de l’Œil, 2020).

Station [13]

Pacôme Thiellement

Essayiste, écrivain et réalisateur. Pacôme Thiellement fait de la culture populaire, de la musique rock, de la bande dessinée et des séries télévisées, une porte d’entrée sur la métaphysique et la pensée gnostique. Il réalise et écrit en collaboration avec Thomas Bertay plusieurs films expérimentaux, qui sont notamment exposés au Palais de Tokyo et au Centre Pompidou. Il est l’auteur de La vie des Sans Roi. Révolution gnostique (Presses Universitaires de France, 2017), Sycomore sickamour (Presses Universitaires de France, 2018), Tu m’as donné de la Crasse et j’en ai fait de l’Or (Massot Éditions, 2020).

Station [7]

Hélène Vial

Maîtresse de conférences HDR de latin à l'Université Clermont-Auvergne. Un grand nombre de ses travaux de recherche concernent l’œuvre d’Ovide, en particulier Les Métamorphoses et le Contre Ibis. À partir de l’œuvre ovidienne, elle a élargi sa réflexion à deux champs auxquels elle a consacré depuis 2009 plusieurs manifestations scientifiques et publications : l’étude du processus de réécriture des mythes, envisagé de l’Antiquité au XXIe siècle, et les rapports entre poétique et rhétorique dans l’Antiquité et dans la réception de celle-ci jusqu'à nos jours.

Station [16]